Poèmes de Pierre de Ronsard
A Madame MargueriteAmour me tue, et si je ne veux direAnge divin, qui mes plaies embaumeCes liens d'or, cette bouche vermeilleJe veux mourir pour tes beautés, MaîtresseJe voudrais être Ixion et TantaleLe Ciel ne veut, Dame, que je jouisseMon Dieu, que j'aime à baiser les beaux yeuxNi de son chef le trésor crépeluNy voir flamber au point du jour les rosesOde à CassandreOdelette à sa jeune maitressePar un destin dedans mon coeur demeurePetit nombril, que mon penser adorePlus mille fois que nul or terrienPlût-il à Dieu n'avoir jamais tâtéPren ceste rose aimable comme toyQuand je te voy seule assise à par-toyQui voudra voir comme un Dieu me surmonteSi je trépasse entre tes bras, MadameSi mille oeillets, si mille liz j'embrasseSi seulement l'image de la choseSoit que son or se crêpe lentementSonnetSonnetSonnetSonnetSonnetSur mes vingt ans, pur d'offense et de viceUne beauté de quinze ans enfantine